Bris de vie

https://i1.wp.com/blog.lefigaro.fr/bd/ASTERIOS_POLYP.jpg

 

Peut-on se construire une seconde vie sans avoir totalement brisé la première ? Asterios Polyp, héros du dernier album de David Mazuchelli, répond à cette question tout au long de 180 pages époustouflantes. Architecte de renom, hautain, sévère et méprisant, Asterios voit son appartement détruit dans un incendie. Privé de toute ressource, il décide de reprendre sa vie à zéro. L’homme perd alors de sa superbe et engage une mue intérieure qui passe par de douloureuses réminiscences. Traumatismes et fragments de mémoire composent plusieurs flashbacks qui illustrent l’art narratif poussé au zénith par Mazuchelli. Mais le génie de l’auteur est ailleurs : graphisme, couleurs et polices de caractères s’adaptent aux époques et à la psychologie de chaque personnage. Truffé de références philosophiques et décoré de la haute récompense ACBD, l’album remporte le prix spécial d’Angoulême décerné aujourd’hui. Chef-d’œuvre pour les uns, trop intellectuel pour les autres, l’album enseigne une chose : on ne refait pas sa vie sans essuyer quelques éclats de verre…

M.A.G.

Asterios Polyp, David Mazucchelli, Casterman 2010, 344p., 19,95€

Publicités
Cet article a été publié dans Des brèves dans le vestiBulle. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s